Marée noire

 

 

 

 

Dossier préparé par Elsa Longépé, Justine Biton, Marine Goubaud et Armelle Rouault.


        Une marée noire est une arrivée sur le rivage de nappes de pétrole provenant d’un navire accidenté. Ici nous étudions le cas de l’Erika qui a touché les côtes bretonnes et celui du pétrolier Jessica qui s’est échoué au large des îles Galapagos. Ces deux marées noires ont provoqué de nombreux dégats ;en voici les faits et les conséquences.

 

Zone de Texte: Bénévoles nettoyants les plages mazoutées du naufrage de l’Erika

 

 

1) Les îles Galápagos :

 

* Localisation : elles sont situées à 1000km de l’Ouest de l’Amérique du Sud, dans l’Océan Pacifique.

 

 

 

Les  îles Galápagos sont la propriété de l’Equateur depuis 1832 et sont composées de  13 îles, 17 îlots et 47 récifs en plein pacifique.

L’île est considérée patrimoine de l’humanité par l’UNESCO en 1979. De multiples espèces animales rares résident sur ces îles. Près de 90% des reptiles, 46% des insectes et près de la moitié des oiseaux que l’on y trouve n’existent qu’aux Galápagos.

 

* Résumé des faits : Un navire de ravitaillement équatorien, le Jessica, s'est échoué aux îles Galápagos le 16 janvier 2001, plus précisément devant l’île San Cristobal, la plus à l’Est des Galápagos. Ce navire transportait 604 000 litres de gasoil et 302 000 litres de carburant pour bateau.

 

 Le bateau “Jessica” s’échouant.

 

* Bilan matériel et humain : Il n’y a pas de victimes humaines mais en revanche, selon l'Institut DARWIN, en date du 25 janvier, les victimes sont 65 Pélicans, 30 Lions de mer, 6 Tortues marines, 5 Fous à pattes bleues, 2 Iguanes et divers autres animaux.

 

    

 

 

 

Un phoque, la tortue Jorge et des fous à pattes bleues victimes de cette marée noire.

 

 

 * Facteurs humains aggravant : Le capitaine du pétrolier Jessica avoue être entièrement responsable du naufrage à l’origine de la marée noire aux îles Galápagos. Il a affirmé devant un tribunal équatorien avoir confondu la bouée lumineuse qui est censée avertir du danger d’échouage sur des hauts fonds marins avec une bouée ordinaire.

 

->On constate que la marée noire des Galápagos est de faible ampleur comparée à celles survenues à travers le monde.

 

2) L’Erika :

 

* Localisation et résumé des faits :

Le 12 Décembre 1999, le pétrolier Erika sombre au large des côtes bretonnes.

 

 

Côtes touchées par la marée noire de l’Erika

 
                 

 

* Bilan matériel et humain :

-sur la faune et la flore : Les coquillages sont une cible particulièrement sensible de la pollution, de plus, ils l’introduisent dans la chaîne alimentaire. Les couches de pétrole recouvrant les plages peuvent tuer les espèces vivantes sous le sable en les empêchant de remonter à la surface. Les moules, les huîtres et les coques ont déjà fait l’objet d’un suivi. Les oiseaux sont toujours les victimes les plus évidentes d’une marée noire. Au large, ils peuvent se poser sur une nappe de pétrole dont ils sont recouverts. Ceci crée une asphyxie de l’animal et, dans la mesure où ils risquent d’avaler du polluant, leur système digestif est également sérieusement atteint. Le pétrole atteignant la côte où les rochers peuvent endommager le milieu de vie des oiseaux et en particulier leurs nids.

 

Bilan des oiseaux mazoutés : 63 606

Oiseaux vivants : 36

Oiseaux relâchés : 2 152

Oiseaux morts : 61 418

Oiseaux mazoutés dus à la marée noire de l’Erika.

 
 

     

Depuis le 24 Décembre 1999 la marée noire a touché plus de 400km de côtes sur la façade Atlantique, principalement dans le Finistère, en Loire Atlantique, dans le Morbihan et en Vendée.

 

- les conséquences médicales : risque cancérigène

- Le tourisme a chuté de 30% dans de nombreuses stations balnéaires.

- En ce qui concerne les pêcheurs, leurs matériels de pêche et leurs navires ont été touchés.

- La pêche à pied a été interdite dans plusieurs zones

- L’arrêt de la production de sel des paludiers de Guérande pour l’année 2000.

 

* Facteurs humains aggravants : En effet ce n’est malheureusement qu’après son naufrage qu’on révélera au public qu’il s’agissait en fait de ce que l’on peut appeler un « bateau poubelle ». Déjà fragile de part sa structure à simple coque, ce navire était rongé par la corrosion, avec ainsi des épaisseurs de tôles deux fois plus faibles que la normale.

 

En fait malgré son état lamentable signalé par de nombreux rapports alarmants, l’Erika a toujours pu naviguer sans souci et on en vient donc à mettre en cause le sérieux des autorités ayant effectué les contrôles et des sociétés attachées au navire.

 

 Le pétrolier “Erika”.

 

3) Bilan de la gestion des catastrophes des marées noires ainsi que la prévention et la prévision :

 

* Gestion marées noires :

 

-A la suite du naufrage de l’Erika le plan Polmar est un fond d’intervention destiné à financer les opérations de  prévention et de lutte contre les pollutions marines accidentelles. Il a été déclenché le 12 Décembre 1999. Ce plan a pour vocation de permettre aux préfets, maritimes et de départements de faire face immédiatement à la situation en engageant, dans les plus bref délais des moyens de prévention et de lutte publics ou privés.

 

-Les volontaires locaux ou lointains, agriculteurs et marins, citadins et ruraux, enfants des écoles et retraités disponibles, soldats et officiers des armées assemblent donc, très vite, une formidable chaîne de solidarité.Tout ce monde patauge dans la puante marée noire. Et pendant que chacun manie le seau et la raclette, le débat s'organise autour d'une question: "Combien de catastrophes de ce genre la Bretagne devra-t-elle encore endurer ?”

 

 Bénévoles nettoyant les plages suite au plan Polmar.

  -Suite aux marées noires tous les moyens sont déployés dont les filets qui permettent de retenir les nappes de pétroles.

 

- Aussi de nombreux bénévoles et les associations de protection de la nature, assistés par les services de l’Etat, ont mobilisé plusieurs centres de soins ou de transit, déjà existants ou provisoires afin d’aider les oiseaux mazoutés.

   

* Prévention marée noire : on ne peut pas vraiment prévoir le risque de marées noires, mais en revanche on peut être plus sévère sûr les contrôles  afin d’identifier les « bateaux poubelles ». Ces contrôles doivent être plus fréquents permettant ainsi de pouvoir limiter les dégâts.

 

* Prévision : il n’y a pas vraiment de prévision possible.

 

                                                         Plage mazoutée.

       En conclusion certaines marées noires pourraient être évitées si les contrôles des navires étaient plus renforcés ainsi la pollution et les dégâts naturels et matériels pourraient être épargnés.

 * Les sources :

 

 -Pour les îles Galápagos :www.radio-canada.ca/nouvelles/ index/nouvelles/200101/20/008-galapagos.asp

 

www.sextan.com/archives/ photos/maree_noire.jpg

www.frequence-sille.org/.../ page.php4?p=14&pp=1.

www.antourtan.org/ actualite/20000207a.html.

www.ladepechedelaube.org/ archive-nov2002/692/.

www.radio-canada.ca/nouvelles/ index/nouvelles/200101/20/008-galapagos.asp

 

 

 

- Pour l’Erika : dossier réalisé par des étudiants sur le thème de l’Erika.